Kyoto

Le 9 août 2010

Ce matin, je quitte Hakone et je retrouve à Odawara la ligne Shinkansen qui suit l’ancien chemin impérial du Tokaido (la route de la mer de l’Est) qui reliait jadis Tokyo et Kyoto.

Dans la gare, je trouve sans mal le quai 8 duquel doit partir à 8h48, le train IKARI 500 qui me déposera à Kyoto à 11 heures et quart.

Il est 8h42, quand il arrive en gare. J’y monte et je m’installe à la place que j’ai réservée. À 8H44 sur l’horloge du wagon, il démarre; je comprends immédiatement que je me suis trompé.

Il n’est pas possible qu’un train japonais parte 4 minutes avant l’heure prévue. Je n’exagère pas, quand une rame a une seule toute petite minute de retard sur l’horaire, elle est marquée Delayed en rouge sur tous les panneaux indicateurs. Un train au japon, ça démarre à la seconde juste, car aux heures de pointe, toutes les deux minutes, il y a un passage au même quai.

Mon voisin me dit que nous roulons vers Nagoya. Je descend à l’arrêt suivant, et je vais voir le chef de quai. Il m’indique que la correspondance suivante pour Kyoto est prévue pour 10 heures et que c’est un Limited Express. Autrement dit, au lieu de couvrir les 500 kilomètres en deux heures et demie comme prévu, je me suis retrouvé dans tortillard qui s’est arrêté dans toutes les gares du parcours, 28 arrêts au total en 5 heures et demie.

Il est 16h30 quand je sors de l’hôtel Sugicho, je visite le château Nijo et ses jardins merveilleux. J’oublie immédiatement mes déboires ferroviaires et j’entre de plain pied dans l’ambiance de l’époque impériale. Kyoto est la capitale historique et culturelle du Japon, la cité des temples et des jardins.

Je passe la soirée à flâner dans Gion Machi, le quartier des geishas et leurs apprenties les maikos. Ces femmes sont considérées comme des « monuments culturels vivants » par le gouvernement japonais. Elles sont éduquées très jeunes à tous les arts traditionnels, la musique, la danse, le chant, la poésie, l’art floral et la cérémonie du thé. J’aimerais bien les voir à l’œuvre, mais il est quasiment impossible pour un occidental d’être admis à une soirée traditionnelle dans une ochaya (maison de thé).

Laurent San, celui qui transforme deux minutes en cinq heures.

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