L’île de Miyajima

Le 17 août 2010

Ce matin, je suis sur le petit ferry qui vogue sur la mer intérieure de Seto, entre les îles d’Honshu et de Shikoku vers la petite terre d’Itsukujima que les Japonais appellent plus couramment Miyajima, l’île au sanctuaire.  Elle abrite un des joyaux du shintoïsme, le temple d’Itsukushima-Jinja.

Ce temple, construit en 1168 est dédié aux trois déesses de la mer qui protègent les marins et les navires.

On accède traditionnellement au sanctuaire par le Tori flottant, un portique dressé à l’entrée de chaque terre sacrée. Mon ferry lui se contentera d’accoster au débarcadère, c’est moins magique, mais bien plus pratique.

Itstukushima-Jinja a la particularité d’être construit en grande partie sur la mer, ce qui en fait un lieu unique. Quand la marée est haute, on dirait qu’il flotte sur la baie de Seto.

Une fois le temple visité, je musarde un peu dans le village, et décide de grimper un peu jusqu’à la pagode qui est située en surplomb.

Quand j’arrive là-haut, la brise marine souffle doucement, comme une caresse sur ma peau. Je décide de faire une halte dans une sorte de halle couverte qui a l’air bien agréable. J’en profite pour me laisser glisser, durant un assez long moment, dans la contemplation du bleu de la mer et du vert des forêts.

Mais déjà, je repars un peu à contre cœur, j’étais si bien dans cet endroit paisible. Je veux gravir le point culminant de l’île, le mont Misen. On dit qu’à son sommet, les Dieux, auraient installé leurs sièges de pierre pour venir y admirer la parfaite harmonie qui règne, ici-bas, entre la Nature et le Hommes.

Je m’engage dans les sentiers escarpés et je découvre la splendeur de petits jardins et des paysages de montagne. Ici se cachent de nombreux petits trésors, des statues votives, des ponts qui enjambent les torrents, des sources à l’eau claire.

Quand j’arrive au sommet, le spectacle qui s’offre à moi me laisse sans voix. De tous côtés, le paysage s’offre à mes yeux. C’est si majestueux, que je me sens, l’espace d’un moment, comme un simple élément du Grand Tout de la philosophie Shintoïste.

Déjà, le jour décline et je me presse dans la descente qui me ramène au village.

Avant de quitter l’île, je savoure un coucher de soleil sur la baie et le Tori.

Laurent San, celui qui a eu une vision divine.

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