Journée shopping

Le 21 août 2010

Les guides touristiques, les visites de musées nationaux, de monuments et de grands lieux publiques permettent d’avoir un certain aperçu de ce qu’est un pays. Mais si vous souhaitez vraiment savoir comment vivent les gens, allez dans leurs lieux de consommation.

 À première vue, on se dit que l’on a pas de temps à perdre à faire les courses, alors qu’il y a tant à voir partout.

À mon sens, c’est une erreur. Si l’on prend un peu l’habitude de regarder les choses différemment, la visite d’un magasin offre une vision presque impudique sur l’existence des gens. En regardant ce qu’ils consomment et comment ils le consomment, c’est un peu comme si on poussait la porte de leurs domiciles, qu’on entrait dans leur intimité en ouvrant leurs frigos, leurs placards, leurs commodes. Grâce à cela, on peut les comparer plus facilement à nous, voir en quoi ils nous ressemblent et surtout en quoi ils sont différents.

Pour cela, Tokyo offre un choix de magasins presque inépuisable. Aujourd’hui, je suis allé dans les lieux les plus incroyables et surprenants que j’ai vus jusqu’à présent. Ce sont des sortes de cavernes d’Ali Baba, pleines à craquer d’articles plus bizarroïdes les uns que les autres, où toute la surface utile était utilisée, jusqu’au plafond, d’où pendaient plein de choses. J’ai visité aussi beaucoup de magasins high-tech où se côtoient les derniers ordinateurs et les robots de demain censés améliorer notre existence future. J’ai compris que les Japonais sont friands d’articles de cuisine déclinés à l’infini. Il y a quasiment un objet pour chaque geste et chaque aliment. Ils sont aussi passionnés de mode. Ils achètent leurs vêtements, et surtout les accessoires qui vont avec dans des magasins « total concept » où le décor et l’ambiance sonore font plus penser à une boite de nuit qu’à une boutique.

Mais par dessus tout, les Japonais, quelque soit leur âge ou leur fonction sociale sont passionnés de gadgets kawaii en tous genres. Ainsi, il n’est pas rare de croiser un homme d’affaire à l’aspect austère avec un chapelet de petits Hello Kitty accrochés à son téléphone portable, ou des grand-mères qui portent des chaussettes Pucca. Ce sont souvent des objets dont je ne soupçonnais même pas l’existence et dont j’avais l’impression de ne plus pouvoir me passer l’instant d’après.

Laurent San, heureux possesseur d’un appareil à cuire les œufs durs en forme de tête de Rilakkuma.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s